Poursuivre le dialogue

L’atelier régional de l’Ouest de l’Initiative de modélisation énergétique est le deuxième d’une série de trois. Il s’est tenu à l’Université de Victoria le 27 septembre 2019. Accueillis par l’Institut des systèmes énergétiques intégrés (IESVic), environ 40 participants et participantes représentant les milieux universitaires, gouvernementaux, les services publics et de l’énergie étaient présent.e.s. Conformément aux objectifs généraux de l’EMI, ceux de l’atelier étaient les suivants :

  • Favoriser les discussions entre les acteurs et actrices de la région
  • Produire une perspective régionale sur la modélisation de l’électricité et de l’énergie pour les politiques
  • Souligner la valeur, le potentiel et les limites de la modélisation dans le contexte régional
  • Faciliter l’élaboration de la proposition de plan de travail sur 10 ans en soulignant
         a. Les attentes mutuelles de la communauté politique et celle de la modélisation
         b. Les ingrédients essentiels pour une communauté unifiée
  • Articuler des idées régionales qui pourraient contribuer à un rapport de synthèse final
  • Faciliter l’élaboration d’un plan de travail visant à améliorer la modélisation des politiques, notamment:
        a. Les attentes mutuelles de la communauté politique et celle de la modélisation
         b. Les ingrédients essentiels pour une communauté unifiée
        
  • Recueillir l’information pour créer un inventaire des approches, des outils et de l’expertise en matière de modélisation énergétique

Structure de l’atelier

La journée s’est divisée en deux parties : une séance matinale articulée autour de deux panels et, en après-midi, une étude de cas comprenant des tables rondes. Les panels ont été utilisés pour définir certains des principaux outils et considérations auxquels sont confrontés les parties prenantes ainsi que les modélisateurs et modélisatrices dans leurs rôles respectifs. L’étude de cas de l’après-midi a suscité des idées sur la manière dont la modélisation de l’électricité et de l’énergie peut être mieux intégrée dans le processus de prise de décisions.

La région de l’Ouest canadien comprend un large éventail de caractéristiques économiques, de ressources et culturelles ainsi que des différences substantielles en termes de production d’électricité et de politiques de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Pour aider les participant.e.s à réfléchir et à identifier les besoins en matière de modélisation et de politiques énergétiques, un énoncé de positionnement a été créé pour les tables rondes. L’étude de cas s’est articulée autour du déplacement de l’énergie et des matériaux à travers les frontières provinciales et des émissions de GES associées à ces activités, un problème commun à la région. Cet important sujet a été utilisé pour ouvrir la discussion sur les sujets suivants :

  • L’électrification s’étend sur un large éventail de compétences décisionnelles (municipales, provinciales, fédérales, internationales) et de systèmes (gaz, électricité, eau). Les individus qui utilisent les appareils derrière le compteur, ceux qui planifient et élaborant les prévisions de charge et les extensions d’infrastructure, et les négociateurs et négociatrices au fédéral prenant des engagements en matière de climat ont tous et toutes des besoins et des requêtes d’information différents. Représenter ces exigences dans la modélisation des systèmes énergétiques nécessite une gamme de modèles avec différents cadres, échelles spatio-temporelles, objectifs, etc. Comment la modélisation peut-elle être appliquée pour explorer des voies qui atteignent nos objectifs de décarbonisation?
  • Il existe un lien naturel entre la communauté de modélisation et celle des parties prenantes : la première développe souvent des idées qui pourraient être utiles à la seconde. Le milieu décisionnel recherche souvent des preuves pour appuyer les décisions et les politiques. Cependant, malgré cet ajustement naturel, nous sommes ici aujourd’hui en partie parce que nous ne participons pas toujours aux projets dans lesquels cet ajustement naturel se manifeste. Comment pouvons-nous augmenter les synergies entre la modélisation et la prise de décision?
  • Finalement, nous, les parties prenantes ainsi que les modélisateurs et modélisatrices, devons passer d’un paradigme où les recommandations de politiques apparaissent dans les remarques finales de nos articles ou de nos rapports universitaires à un processus plus efficace. Quels ressources, cadres, outils, institutions, appuis, etc. seraient utiles pour créer une plate-forme nationale de modélisation efficace au service de l’élaboration des politiques?

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